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| Voyage au
bout de la nuit, 1990 Gouache sur papier, 36 x 48 cm Voir p. 56-57 de la monographie intitulée Constructions mentales– Editions Vie Art Cité, Lausanne, 1992 |
VahéLe jaune me rappelle le désert ; je vois des palmiers et des dattes. Il y a donc de l’eau et, grâce à elle, l’espoir. Sans eau, ce serait la mort… Je ne me fixe pas d’objectif devant la feuille blanche. Je ne pense à rien, j’oublie les contingences. Les couleurs surgissent d’elles-mêmes. Vahé |
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| Architecte, urbaniste et peintre né en 1941 à Tabriz (Iran), Vahé Badmagrian est mort en 2005 à Lausanne où il vivait et travaillait depuis plusieurs années. « De grands carrefours aériens faits de ponts et de routes se déploient dans les airs, écrit à propos de son œuvre, le critique d’art Bernard-Paul Cruchet. Des arches de viaducs s’agrippent au rocher, créant un sentiment de vertige aussi fort que ces maisons qui semblent glisser le long des pentes d’un précipice. Lorsqu’il pousse l’abstraction encore plus loin, Badmagrian fait de la cité un lieu étrange fait de lumières bleues, de rayons rouges. » Profondément influencé par le tremblement de terre qui secoua l’Arménie en 1988, Vahé réalise notamment une série de travaux remarquables sur ce thème aux résonances tragiques. | |||||
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